Formation

L'interprétation de conférence: une formation spécialisée

 

Pour des informations plus détaillées, nous vous recommandons vivement de consulter les sites Web cités ci-dessous

Formation universitaire préalable : indispensable, elle donne l'habitude du travail intellectuel et la maturité nécessaire. Des études initiales de droit, d'économie, de sciences... peuvent être un atout. En tout état de cause, une connaissance approfondie des futures langues de travail est une condition essentielle.

 

Ecoles d’interprétation : plusieurs écoles en France délivrent un diplôme d’Etat. Deux sont membres de la CIUTI (Conférence internationale permanente d’Instituts universitaires de Traducteurs et Interprètes). Il n’existe pas de formation à distance (type CNED).

La formation dispensée par ces écoles se déroule en général sur deux ans après un examen d'entrée dont l’objectif est de tester les connaissances linguistiques des candidats et de déterminer leur aptitude à l'interprétation (culture générale, capacité d’analyse et de synthèse, concentration, résistance au stress…). L’enseignement y est dispensé par des interprètes de conférence en exercice. La première année est essentiellement consacrée à l’interprétation consécutive; la deuxième à l’interprétation simultanée.

 

E S I T (Ecole supérieure d’Interprètes et de Traducteurs, Université de Paris III) : Le diplôme décerné est un Master 2 professionnel « Interprète de conférence » couplé à un Master européen.

Conditions préalables à l’examen d’admission : détenir une Licence ou tout autre diplôme d’Etat, français ou étranger, équivalent à 3 années universitaires (6 semestres) suivies avec succès ; avoir vécu 12 mois consécutifs dans un pays de la langue B* présentée par l’étudiant (dérogation si élevé dans milieu bilingue) et maîtriser pleinement ses futures langues de travail. Un séjour de 6 mois consécutifs est conseillé dans les pays des langues C* de l’étudiant.

Langues de travail : allemand, anglais, arabe, français, espagnol, chinois, hongrois, japonais, polonais, portugais, roumain, russe + possibilité d’ouvrir des sections en fonction des demandes ou des besoins du marché.

La formation est intégrée au Master européen d’interprétation de conférence. Des stages sont organisées en deuxième année.

Pour plus d’informations : http://www.univ-paris3.fr/MITERCONF/0/fiche___formation/
www.esit.univ-paris3.fr

 

 I S I T (Institut de Management et de Communication Interculturels) :

Grande école en 5 ans après le Bac, l’ISIT forme aux métiers du management et de la communication interculturels, de la traduction et de l’interprétation de conférence.

Créée en 1957 au moment du Traité de Rome, l’ISIT est rapidement reconnu internationalement pour ses formations d’excellence de traducteurs et d’interprètes de conférence. La mondialisation accrue de l’économie conduit l’école à développer des spécialisations en management interculturel, communication interculturelle et droit international.

2010 est une date-charnière pour l’ISIT : l’école signe un mémorandum de collaboration avec l’ONU pour favoriser l’accès aux carrières linguistiques des Nations-Unies. Elle intègre également la Conférence des Grandes Ecoles (CGE) et la BEL (banque d’épreuves littéraires) des écoles normales supérieures.

Aujourd’hui, l’ISIT forme des professionnels de haut niveau  titulaires d’un diplôme visé grade de Master. Ses diplômés occupent des postes à responsabilité dans les grandes organisations internationales  (Commission européenne, Unesco, ONU, Cour de justice européenne) et dans les grandes entreprises internationales (services marketing, communication, ressources humaines, achats...).

L’ISIT participe également à des projets de recherche dans les domaines de la traductologie, de la communication multilingue et du management interculturel. Son centre de recherche, le CRATIL, est associé à des centres de recherche d’universités françaises et étrangères.

Pour en savoir plus : www.isit-paris.fr

 

ITIRI/UdS (Institut de Traducteurs, d'Interprètes et de Relations internationales/Université de Strasbourg): diplôme d'Etat: Master 2 parcours Interprétation de Conférence.

Conditions préalables à l'examen d'admission: être titulaire d'un diplôme de niveau Bac + 3 (Licence/BA) équivalent à 180 crédits et/ou expérience professionnelle validée par l'Université.

Langues en interprétation de conférence: allemand, anglais, espagnol, français, italien B ou C, portugais, russe.

La formation dure 4 semestres (2 ans). Des stages sont organisés en deuxième année.

Les étudiants ayant l'italien A, le hongrois ou le grec dans leur combinaison linguistique suivent les enseignements du Master dans les Instituts partenaires de l'ITI-RI (Milan, Budapest, Athènes).

Pour plus d'informations: http://itiri.unistra.fr

*pour la définition des langues A, B et C, voir : http://www.aiic.net/ViewPage.cfm/article1097.htm#lang (en anglais seulement – chercher le paragraphe « Language combination »).

Plus d’informations :

Pour les écoles d’interprètes à l’étranger, voir les sites www.aiic.net et www.CIUTI.org (choisir sa langue, puis Clic sur Membres, et choisir le pays qui vous intéresse pour trouver la liste des établissements de formation)

Conseils aux étudiants : Lien site AIIC « Conseils aux étudiants » : http://www.aiic.net/ViewPage.cfm?article_id=25&plg=2&slg=2

Foire aux questions – Interprètes en herbe : http://www.aiic.net/ViewPage.cfm?article_id=1281&plg=2&slg=2

 

 

Questions de vocabulaire…

 

L'interprétation simultanée est la traduction orale d'un discours à mesure qu'il se déroule. L'interprète, installé dans une cabine insonorisée ayant visibilité directe sur la salle, entend au moyen d'un casque un discours qu'il interprète en temps réel vers sa langue de travail (en général sa langue maternelle). Ses auditeurs l'entendent par le biais d'oreillettes. D'ordinaire, deux interprètes par langue et par cabine sont prévus et ils se relaient à intervalles réguliers (en principe toutes les 20-30 minutes).

L'interprétation consécutive est la traduction d'un discours par l'interprète qui, assis à la même table que l'orateur, prend des notes, puis traduit le segment entendu lorsque l'orateur a terminé. L'intervention peut durer plusieurs minutes ; un interprète professionnel saura la rendre dans son intégralité, avec toutes les nuances voulues. Il s'agit d'une technique particulièrement appropriée aux négociations, discours protocolaires ou interviews. Elle ne nécessite pas de cabine, ni d'équipement, si ce n'est une petite sonorisation si la salle est vaste ou le public nombreux.

Le chuchotage, comme son nom l'indique, consiste à chuchoter l'interprétation pour les auditeurs qui devront être très peu nombreux (maximum 3). L'interprétation est simultanée, mais se fait sans aucun équipement.

 

Le "bidule" désigne un équipement très rudimentaire, dans lequel les auditeurs sont munis d'écouteurs et l'interprète d'un microphone. Il n'y a pas de cabine. C'est en fait un chuchotage permettant d'interpréter pour un nombre d'auditeurs un peu plus important.

Les langues actives d'une réunion sont les langues vers lesquelles l'interprétation est assurée. Lorsque l'on parle de la combinaison linguistique d'un interprète, la langue active est celle vers laquelle il interprète (en général sa langue maternelle ou une langue dont il a une maîtrise équivalente). Dans le classement linguistique de l'AIIC, il s'agit de sa langue A (langue maternelle) ou de sa langue B (langue qu'il maîtrise parfaitement).

Les langues passives d'une réunion sont les langues à partir desquelles l'interprétation est assurée, à savoir les langues qui peuvent être parlées en salle. Lorsque l'on parle de la combinaison linguistique d'un interprète, il s'agit des langues à partir desquelles il interprète (des langues dont il a une compréhension parfaite, mais vers lesquelles il ne traduit pas). Dans le classement linguistique de l'AIIC, il s'agit de langues C.

Le relais : système consistant à interpréter non pas directement à partir de la langue parlée en salle, mais à partir de la version qui est fournie par un autre interprète qui, lui, comprend la langue originale. Ce système peut être utilisé dans les cas où tous les membres de l'équipe ne comprennent pas toutes les langues de la réunion ou s'il s'agit de langues pour lesquelles il n’y a pas encore assez d’interprètes professionnels (comme le chinois, le japonais ou le tchèque). Toutefois, en raison du décalage que ce système implique automatiquement pour les autres cabines et du risque de multiplication des erreurs que le relais comporte si l'interprète "pivot" bute sur un chiffre ou sur un terme technique, l'AIIC déconseille ce système qui est réservé à des cas exceptionnels.

Le pivot : interprète qui, dans le système dit du "relais", fournit l'interprétation à partir de l'original. Les autres cabines interprètent à leur tour sur la base de sa version.

L'interprète conseil : interprète en exercice qui est le lien entre l'organisateur de la conférence et l'équipe d'interprètes qu'il recrute en fonction des langues de travail, du sujet, du lieu de la réunion et de sa propre connaissance du marché.
C'est ce rôle qu'exerceront les interprètes bénévoles de permanence au "Point de Contact AIIC".

(sources : site de l'interprète de conférence Edgar Weiser, membre de l'AIIC, http://www.e-weiser.com, et textes de Danica Seleskovitch et Jean Herbert)